Sauf…

(Suite)

Le narrateur, un analysant, refusait dès les premiers pas d’aller plus loin, il s’octroyait le droit de se dire « J’en reste là ».  Lorsqu’il se décida de donner de l’assurance à sa haute voix et prononça un tout fort  « je m’en tiens là »,
il entendit de la bouche de son analyste « Mais vous avez tout le temps »… Ce retour faisait retournement dans la recherche de « l’essence de la brièveté »  que s’était imposée le narrateur qui avait de quoi se taire. Il revendiquait la possibilité de se « tenir fermement à un seul endroit, sans bouger »

Immobilité et pensée font couple ici et le narrateur- analysant s’en sert pour se rapprocher de son analyste et d’un même mouvement échapper au transfert, ce qui rendrait leurs rapports plus stériles. Il croit trouver refuge auprès de la réflexion dont il exige qu’elle puisse le rendre de plus en plus lourd. La pesanteur serait un autre nom de l’insupportable et s’y arracher deviendrait une question de vie et de mort pour ce personnage qui  fait une farouche économie de sa parole analysante.  (…à suivre)

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