Ma poésie signée Luminitza C. Tigirlas : bibliographie

 

Luminitza C. Tigirlas, d’origine roumaine, née en Moldova orientale, terre annexée par la Russie, est une survivante de l’assimilation linguistique dans l’URSS. Nouvelles, essais et poèmes publiés en roumain, langue maternelle sertie dans l’étrangère graphie cyrillique en République de Moldova d’avant la chute du Mur. Sa lalangue ravine sur ces traces traumatiques.

Dans un ailleurs de mon autre part, la lumière d’un adret n’oublie pas m’avoir vue naître le 15 septembre 1966 — ce jour portait grâce à mes dix ans. Le matin même, les lettres de l’alphabet français se sont données à mon cahier. Voluptueusement.

J’étais la fille du Nucarul, le noyer que mon père Vassili TIGIRLAS avait planté dès mon premier fil de voix. En Moldova orientale, le totalitarisme soviétique enchaîna le roumain du parler parental à la graphie cyrillique. Nous respirions densément du russe, langue de Mandelstam et de ses assassins. Mon Nucarul s’élevait d’un air. Les coques de ses noix transportaient les désirs clandestins de mon idiome d’héritage condamné au lit de Procuste. Secrètement, j’ai savouré avant l’heure son retour à l’alphabet roumain via la graphie latine du français. L’amour-poète avait trouvé son écriture.

Française d’adoption depuis janvier 2000, psychanalyste trilingue à Saint-Priest dans Rhône. J’écris  en français poésie, prose, théâtre.

Mes publications:

Recueil de poésie : « Noyer au rêve », Éditions du Cygne, Paris, avril 2018. Préface de Xavier Bordes. Illustration de couverture : Doïna Vieru.

https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-luminitza-c-tigirlas.html

Les recensions ci-dessous sont signés par les critiques littéraires Jean-Paul Gavard-Perret et par Jean-Pierre Longre:

Luminitza C. Tigirlas, Noyer au rêve | lelitteraire.com

Le semainier de Luminitza Tigirlas – Le Salon Littéraire

http://livresrhoneroumanie.hautetfort.com/tag/luminitza+c.+tigirlas

Essai littéraire « Rilke-poème. Élancé dans l’asphère », L’Harmattan, Paris, 2017.

Poèmes en revues :

Voix d’encre, 55 ; Friches,123 ; Triages, 29 ; Phœnix, 24 ; Traversées, 84, 90 ; R.A.L., 127 ; Écrit(s) du Nord, 31-32 ; ARPA, 122 ; Décharge, 178 ; Poésie/Première, 67 ; Comme en poésie, 67 ; Verso, 171, 173 ; Nouveaux Délits, 55 ; 7 à dire, 73 ; Ornata, 3-4 ; FMP, 13, 16 ; 17 secondes, 9, Levure littéraire, 14, etc.

Poèmes suivis d’un entretien sur : Luminitza C. Tigirlas – Terre à ciel

dans : http://levurelitteraire.com/luminitza-c-tigirlas/;

dans la revue « Le capital des mots » : http://www.le-capital-des-mots.fr/2018/01/le-capital-des-mots-luminitza-c.tigirlas.html ;

et aussi sur le site : https://www.dailleurspoesie.com/luminitza-c-tigirlas.html .

Nouvelles :

« Enfin herba luminaria » sur le site de la Revue Rue Saint Ambroise, 29 janvier 2018 :

http://ruesaintambroise.weebly.com/les-auteurs-des-nouvelles-de-la-quinzaine/luminitza-c-tigirlas

« Ex ponto : à l’autre anamorphique » et « Je autant Jifit que J-Ilarion », nouvelles parus en 2017 et 2018 dans le cadre de Borges-Projet sur le site de Jean-Philippe Toussaint : http://www.jptoussaint.com/borges-projet-index.html#tigirlas-luminitza-c

Site : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=32516

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